Et le vainqueur de la version française de Mobile First est...

Voici le moment d’annoncer le vainqueur de la version française de Mobile First, de Luke Wroblewski, aux éditions Eyrolles. Le tirage au sort, effectué par notre huissier maître Random, a récompensé le commentaire numéro 14, c’est à dire Ludovic Toinel qui remporte notre seul et unique prix.

Ludovic Toinel

Pour les perdants, pas la peine de pleurer, il ne coûte que 12 euros, et vous pouvez le trouver dans toutes les bonnes crèmeries, et je devrais bientôt organiser d’autres concours, il me reste quelques livres sympas à vous faire gagner. Sur ce, je vous laisse et vous souhaite un excellent week-end.


Cet article a été originellement publié par Frédéric de Villamil sur Ergonomie Web, Expérience Utilisateur et Ruby On Rails | Si vous l'avez lu ailleurs sans qu'un lien ait été fait vers l'article original, c'est qu'il a été reproduit illégalement.

Regarder des pornos par centaines ne fera pas de vous un bon coup au lit

Mon collègue Laurent me racontait hier qu’il ne souhaitait pas faire de marketing parce qu’il lui manquait une vraie plume pour rédiger ses textes, alors qu’entre livre et Web, il avalait pourtant une quantité non négligeable de litterature sur le sujet.

Je lui ai répondu que regarder des pornos par centaines ne fera jamais de lui un bon coup au lit, pas plus que lire un livre par semaine ne permet d’avoir une grammaire et une orthographe irréprochable. C’est même souvent le contraire : un des plus gros lecteurs de mon entourage a une orthographe déficiente et une grammaire catastrophique.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron

Source.

Contrairement à ce qui semble être un lieu commun répandu, le style littéraire n’est pas inné, au contraire, il s’acquiert, se polit avec le temps, et finit même par se perdre à force d’être délaissé ; un peu comme une jeune fille en somme.

En novembre dernier, j’ai ressorti mes écrits des années 2003 à 2005, tous domaines confondus, et les ai confrontés à ce que je commettais aujourd’hui. Je les ai également fait lire à mon entourage. Le jugement fut sans appel : c’était mieux avant.

J’ai plein de très bonnes mauvaises excuses pour l’expliquer : je suis plus mûr, plus apaisé qu’à l’époque, je me refreine dans ce que j’écris… et c’est en grande partie exact, mais également très marginal. À l’époque, j’écrivais en moyenne 2000 à 3000 mots par jour, vite, très (très) vite, sans jamais me relire, et ça plaisait (souvent), faisait réagir (parfois), et m’a même parfois valu quelques flameware mémorables.

Aujourd’hui, je n’écris pratiquement plus, il me faut en moyenne une heure pour pondre ce que j’écrivais à l’époque en vingt minutes, je suis obligé de systématiquement me relire, et je ne publie pratiquement plus rien tant cela me semble mauvais, ou pour le moins en deçà de ce que je suis capable de faire.

En regardant en arrière, j’ai dégagé trois choses vraiment importantes quand on veut se mettre à écrire, quel que soit le domaine :

1. Écrivez tous les jours, régulièrement

Offrez-vous 30 minutes d’écriture quotidienne ininterrompues. Si vous manquez de motivation, rejoignez un projet d’écriture communautaire. Il en existe des dizaines, basés sur un nombre de mots à écrire chaque jour, comme 750 Words. Ne vous imposez pas d’efforts trop importants, vous finirez rapidement par décrocher. Même si certains jours, cela ne passe pas, l’écriture doit rester un plaisir.

Recherchez le qualitatif avant tout. Contrairement au NaNoWrimo dont le but est d’écrire 50.000 mots en un mois, pour mieux les reprendre par la suite, votre objectif est d’améliorer votre style. À mesure que vous vous exercez, votre style se fluidifiera, vous serez plus à l’aise, et votre style se fluidifiera.

2. Publiez, et faites vous relire

Soyez humble : publiez ce que vous écrivez, et soumettez-vous à la critique. Créez un blog, ouvrez un LiveJournal (si, si, ça existe encore et il y a des communautés littéraires très actives), rejoignez des forums d’écriture (mais ne tombez pas dans le travers “je passe trop de temps sur le forum, je n’ai plus le temps d’écrire”).

J’ai commencé à écrire de la fiction quand j’avais 7 ou 8 ans. Commencer à publier sur le Web est une des meilleures choses que j’aie jamais faites, car cela m’a permis de me confronter à des lecteurs. Se dire “je publierai sur le Web plus tard, je vais commencer par chercher mes lecteurs dans mon entourage” est une bêtise. Non seulement votre entourage n’a ni envie de lire votre bouillie de prétendu écrivain / journaliste, mais personne ne vous dira jamais que ce que vous faites est nul, et que vous êtes complètement à côté de la plaque.

3. Ne vous contrariez pas

Pire que la page blanche, je crois que le plus frustrant quand on veut écrire est de se forcer dans un genre ou un domaine pour lequel on n’est pas fait. Certaines personnes sont très douées pour l’analyse, parce que leur esprit et leur style sont câblés comme cela. D’autres se sentent à l’aise en poésie. D’autres encore passent naturellement d’un genre à l’autre. Il ne s’agit pas là d’évaluer la qualité de l’analyse, ou la profondeur des vers, mais de l’aisance que vous avez dans tel ou tel domaine.

Quand j’étais en seconde année à Science Pipo, je souffrais terriblement un samedi par mois, lors de l’épreuve de la note de synthèse. Nous avions 100 ou 200 pages à analyser : dossiers, coupures de journaux… Il fallait comprendre la thématique abordée, dégager les documents pertinents de ce qui ne l’étaient pas, et tout synthétiser en une page recto verso y ajoutant notre analyse et notre connaissance éventuelle du dossier. Les parties lectures, compréhension et analyse ne me posaient pas trop de problèmes, mais la restitution… Je n’ai jamais aimé faire des phrases courtes, concises et allant à l’essentiel. J’aime au contraire les méandres stylistiques et les circonvolutions sans fin du genre :

Le ciel sur le port était couleur télé, calée sur un émetteur hors service.

Si vous choisissez une voix qui n’est pas la vôtre, vous finirez par détester écrire, et, pire encore, par désapprendre ce que vous savez déjà. Il est donc fondamental de choisir un domaine qui vous plait, quel qu’il soit.

Mais surtout, par pitié, bannissez à tout prix les fan fictions Harry Potter.


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Un téléphone intelligent ?

La durée de vie moyenne d'un téléphone en france est de 18 mois. Soit un an et six mois. C'est pas lourd quand même, surtout quand on sait que chez les plus jeunes c'est seulement 10 mois en moyenne. Personnellement j'ai commencé par un Ericsson T20e en 2002, très classe (le clapet qu'on ouvre d'un geste, han la classe quoi !) mais hélas trop fragile, le micro (situé dans le clapet) était mort au bout d'un an et demi, la classe a un prix. J'ai ensuite eu un Sagem myX-3 contre un ré-engagement de 12 mois chez Orange, qui m'a franchement appris à ne plus rien toucher de Sagem, en effet c'était une horreur à utiliser comme téléphone, c'était plein de bugs, ça plantait, ça s'éteignait tout seul, bref la galère. Quand la partie communication s'est mise à ne plus fonctionner j'ai décidé de changer pour quelque chose de plus fiable.

J'ai donc acquis un Nokia 1100 en 2006, écran noir et blanc, suite logique et remise au goût du jour du célèbre et increvable 3310. Cette fois le téléphone était débloqué tout opérateur, et j'ai pu dire bybye à Orange. Et franchement ça a été un vrai plaisir de l'utiliser, grande autonomie, écran lisible, lampe torche intégrée, fiable et solide. Au bout de 3 ans hélas l'écran était bien rayé et le clavier complètement effacé à force de traîner dans ma poche. Je l'ai donc remplacé en 2009 par son successeur, le Nokia 1200, avec une lampe plus lumineuse, et une interface un peu revue, encore plus d'autonomie mais un clavier un poil en dessous niveau confort. Tellement solide et protégé qu'il me servait aussi tous les jours de lampe avant sur mon vélo, même sous la pluie il n'a jamais déclaré forfait. Il est également tombé à l'eau à plusieurs reprises, pas de souci. Bref du solide. L'autonomie était de 8 à 10 jours sans recharger, ce qui est pas mal mais encore loin de ce que j'aimerais attendre d'un téléphone (30 jours et plus ça serait bien).

Nokia 1200

Par contre même problème que le 1100 : le clavier s'est effacé, mais encore plus rapidement, j'ai donc changé de coque au bout de 2 ans, mais les coques chinoises disponibles sur eBay sont de mauvaise qualité et le clavier s'est effacé encore plus rapidement. Sans compter qu'un bug assez gênant est apparu ces derniers mois : parfois les SMS ne partent plus. Ils ne sont plus envoyés. Il faut éteindre et rallumer le téléphone pour relancer la queue d'envoi. Pas génial.

J'ai donc décidé de profiter récemment d'une vente flash Orange pour acquérir le Nokia C3-00, un smartphone à clavier azerty que j'avais repéré auparavant de par ses caractéristiques alléchantes. Le téléphone revenait donc à 19 € après remboursement de 30 € par Nokia, difficile de faire moins cher. J'ai bien observé les téléphones Android mais la plateforme me semble encore trop jeune, pas assez ouverte, et surtout aucun téléphone non-tactile avec clavier physique (type Blackberry) n'existe avec Android. Chez Android il n'y a que du tactile (berk), parfois avec un clavier rétractable (horreur !), et toujours relativement cher. Sans compter l'ergonomie qui me semble quand même un bon cran en dessous des interfaces de Nokia.

L'aventure Orange

J'ai pensé que ça serait simple en prenant un téléphone chez Orange, celui-ci étant lié simplement à une carte "Mobicarte" prépayée, donc sans engagement. Sauf que Orange est l'opérateur qui adore enfermer ses clients. Donc le téléphone était vendu simlocké, et le firmware avait été "personnalisé" aux couleurs d'Orange. Moralité : les logiciels type E-Mail, Chat, Facebook, Twitter et Web avaient été supprimés et remplacés par des liens vers les portails Orange via un navigateur inutilisable. Sans compter le thème et les plugins ajoutés par Orange qui rendaient le téléphone horriblement lent. Après de multiples manipulations avec des logiciels obscurs dans une machine virtuelle Windows, j'ai pu flasher le téléphone avec le firmware original, bien plus agréable et utilisable. Premier progrès. Mais pourquoi pourrir à ce point le téléphone avec des trucs maison alors que le firmware de base est juste bien ? Je ne comprends pas pourquoi Orange perds du temps et de l'argent à pourrir les téléphones et donc l'expérience du client.

Le second problème était le simlockage. Bien que l'ARCEP exige que le désimlockage puisse être effectué immédiatement en cas d'offre sans engagement, Orange m'opposa un refus grossier et insultant, me demandant de payer 76 € ou d'attendre 3 mois pour obtenir le désimlockage. J'ai eu droit à tout un tas d'arguments, allant du simple "c'est la loi" au stupide "la Mobicarte est une offre avec engagement" (quel engagement ?!). Après multiples appels, emails et un recommandé au service réclamation avec copie à l'ARCEP et au médiateur télécoms, je n'ai obtenu aucune réponse, Orange refusant toujours de désimlocker le téléphone. Étant donné que l'accès à la justice est désormais payant dans notre beau pays (35 €), j'ai décidé d'attendre 3 mois, à l'issue de ce délai le désimlockage s'est passé sans problème, mais jamais plus de ma vie je ne retournerais acheter quoi que ce soit chez cet opérateur qui ose me raccrocher au nez ou ne pas même appliquer la loi à ses clients.

Le téléphone

Le téléphone en lui-même est plutôt agréable à utiliser, il ne possède pas de 3G, car ça ne m'intéresse pas, mais le WiFi et ça marche plutôt bien avec Opera Mini, agréable de surfer et lire ses mails avec. Le clavier est vraiment confortable à utiliser pour taper du texte. Au point qu'on se demande pourquoi il n'existe pas un traitement de texte intégré. Par contre il manque vraiment une lampe torche hélas.

On est encore loin d'un ordinateur portable, impossible d'avoir la main sur l'OS, et les applis J2ME sont quand même limitées au niveau possibilités système, peut-être qu'Android fait mieux mais j'ai pas l'impression. WebOS semblait plus intéressant, mais hélas son avenir semble incertain et le nombre d'appli est ridicule par rapport à la gigantesque logithèque existante en J2ME.

Les logiciels utiles

Le "Store" intégré est pas mal du tout, assez fourni, mais beaucoup de trucs sont payants hélas, et souvent pour pas grand chose, voir de la belle merde, un peu comme sur tous les "stores" de ce genre.

Navigateurs web

  • Opera Mini (freeware) est juste obligatoire. Le téléphone est fourni avec une version 4.2 spécifique pour l'OS S40 de Nokia, ça commence à dater un peu. Il n'est pas possible de le mettre à jour, mais il est possible d'installer à côté la version 6.5 (avec les tabs notamment), il suffit de la télécharger sur le site m.opera.com
  • Nokia Browser (freeware), c'est un navigateur déporté comme Opera Mini, mais créé par Nokia. La différence principale c'est que le navigateur de Nokia est mieux intégré avec le reste de l'OS, mais c'est quand même plus lent. Pour la petite histoire ça utilise Gecko comme moteur de rendu.
  • UC Web (freeware) est un excellent petit navigateur, déporté également. Il est très rapide et dispose d'une option "nuit" très utile qui affiche les pages web en texte clair sur fond sombre, bien reposant pour les yeux. Le rendu est un poil moins bon qu'Opera Mini tout de même. Et la gestion du clavier complet n'est pas parfaite, il est difficile de taper des chiffres par exemple (reconnus comme les touches numériques d'un téléphone à clavier numérique).
  • Je n'ai pas pu trouver de navigateur "normal" qui ne passe pas par un serveur tiers. C'est problématique je trouve. Le navigateur "OVI" intégré passe également par un serveur tiers.

Messagerie

  • Le téléphone intègre déjà un client de messagerie compatible avec OVI (service de Nokia), MSN, Yahoo Messenger et Google Talk, qui est correct, sans plus.
  • BombusMod (libre) est un client XMPP (donc MSN, Google Talk, Facebook en plus de tous les serveurs Jabber) qui est pas mal du tout.
  • Le téléphone intègre un client mail correct également, même si pas très bien foutu, notamment la liste de mails est limitée à 10 messages, il faut après cliquer sur "Plus de messages" qui charge une nouvelle page de la liste. Bof.
  • http://funambol.com/ a une client mail (libre) qui synchronise ses mails avec un serveur Funambol. Perso ça m'intéresse pas trop mais c'est intéressant.
  • L'application officielle GMail (freeware) est bien foutue, mais ne fonctionne qu'avec les comptes GMail forcément. Par contre Google ne la propose plus au téléchargement (résultat de la politique d'abandon de tous les produits qui ne rapportent pas...), il faut aller la chercher ici : http://m.google.com/mail/download/binaries/L2/2.0.6/mail_m2.jar
  • MujMail (libre, plus développée depuis 2009) est un client mail générique très bien fourni (IMAP, POP3, SMTP, support de SSL/TLS), le meilleur en fait, à avoir absolument.

Voyage : localisation, cartes, etc.

  • Nokia Nearby (freeware) est une petite appli qui indique les lieux utiles à proximité pour les téléphones sans GPS.
  • Google Maps (freeware) est l'équivalent du site web, c'est limité (pas de possibilité de placer ses propres marqueurs) mais ça marche bien, avec itinéraire animé et affichage de la quantité de données téléchargées.
  • Nokia fournit une horloge mondiale qui affiche l'heure locale dans quatre villes du monde, pas mal mais il n'est pas possible de l'utiliser en fond d'écran, donc faut forcément lancer l'appli pour voir les fuseaux.
  • MGMaps (libre) est sans contexte la meilleure appli pour les cartes, elle supporte les fonds de carte de Yahoo! Maps, Bing Maps, Ask.com et OpenStreetMap et permet de s'interfacer avec un GPS externe en BlueTooth (!). Il est également possible de télécharger sur son PC les fonds de cartes pour des zones et des zooms déterminés, puis les placer sur le téléphone pour avoir des fonds de carte consultables hors-ligne. Il sait gérer les fichiers KML et afficher les lieux qui y sont indiqués, de même qu'afficher les cartes de métro de plusieurs grandes villes ou les points d'accès FON. On peut placer ses propres marqueurs, enregistrer une liste d'endroits favoris, et encore plein d'autres choses.
  • L'excellent Métro, si connu sur Palm, n'existe hélas pas en version J2ME.

Sécurité

  • CryptoSMS (libre) est un petit programme qui utilise un algorithme à clé publique/secrète pour chiffrer/déchiffrer le contenu des SMS envoyés. C'est plutôt bien foutu techniquement, mais l'ergonomie est pas idéale.
  • J2ME-OTP (libre) est un générateur de mot de passe à usage unique, conforme à S/Key (et donc utilisable avec SSH par exemple, voir ici pour comment activer S/Key dans OpenSSH).
  • midpSSH est un client SSH fonctionnel pour se connecter à ses machines.

Divers

  • http://arktos.se/meboy/ (libre) est un émulateur Game Boy / Game Boy Color. Le fonctionnement est un peu compliqué, il faut intégrer les ROMS au fichier JAR avant installation, mais sinon c'est que du bon, les piles LR6 en moins ;-)

D'autres logiciels J2ME libres sont dispos sur http://ngphone.com/j2me/opensource/.

Concours : gagnez la version française de Mobile First de Luke Wroblewski

Pourquoi concevoir pour le mobile d’abord, puis pour les autres terminaux ? Comment tirer profit des écrans tactiles pour offrir à vos utilisateurs la meilleure expérience possible ? Comment ne pas tomber dans les nombreux pièges du Web mobile ? Ce sont à ces questions, et à bien d’autres, que répond Luke Wroblewski dans son ouvrage de référence Mobile First, dans la collection A Book Apart, préfacé par Jefrey Zeldman himself, on ne se refuse rien.

Si vous cherchez un ouvrage pour apprendre à développer sur mobile, passez votre chemin, ce n’est pas du tout ce qu’il propose : 0 lignes de code, pas de lien vers un quelconque SDK, circulez, y’a rien à voir. Puis, revenez sur vos pas, ramassez délicatement l’ouvrage, asseyez-vous et apprenez. Si Mobile First s’adresse principalement aux designers, qu’ils soient graphistes, concepteurs d’application ou UX designer, il est un passage obligé pour tous ceux qui veulent développer pour le Web mobile et au delà.

Mobile First

Les éditions Eyrolles ayant eu la gentillesse de m’envoyer la version française de Mobile First, que je possède déjà dans la langue de Shakespeare, je vous propose de le gagner, comme ça, histoire de bien commencer une semaine qui s’annonce pourrie avec la défaite de “Kinder Bueno” Tsonga, en 5 sets, ce qui m’a valu une nuit blanche les australiens n’étant pas foutus d’habiter dans un fuseau horaire potable.

Pour gagner la version française de Mobile First aux éditions Eyrolles, c’est très simple : il vous suffit de publier un tweet vers cet article, puis de venir mettre un lien vers ledit tweet dans les commentaires. Le vainqueur sera tiré au sort vendredi entre le dessert et l’heure de la sieste.


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La paralysie du tout parfait

Je souffre de cela. Depuis longtemps, je n'ose pas faire quelque chose si je n'ai pas un certain niveau de confiance. Par exemple, à l'école, je n'écrivais sur ma feuille que ce que je savais juste (ou tout du moins ce que je pensais juste). C'est aussi pour cela que je lisais les énoncés en entier une première fois avant de faire le moindre exercice.

Alors je compulse les avis, la théorie, les termes, etc. Il me faut un savoir quasi-encyclopédique sur le domaine pour me sentir à l'aise au moment de faire un choix. Vous avez pu le remarquer, j'ai déjà demandé l'avis des visiteurs de ce blog deux fois depuis le début de l'année. Je dois être l'un des acheteurs les moins compulsifs qui existe. Je ne peux pas "craquer" pour un produit parce que je ne sais pas si je fais le bon choix.

Je déménage bientôt et je me retrouve dans une situation horrible. J'étais en colocation donc je partage beaucoup de mobilier et d'électroménager. Il me faut faire beaucoup d'achats en peu de temps, le cauchemar. Je ne sais pas où chercher pour avoir au moins un connaissance superficielle de chaque domaine. Pourquoi n'y a-t-il pas des dizaines de sites de test et d'avis, de la même manière que pour le matériel high-tech ?

Si vous commenciez chaque jour comme une page blanche ?

Depuis quelques semaines, j’essaie de commencer chaque journée comme une page blanche, ou, plus exactement, comme un écran blanc. Contrairement à Thomas Knoll qui semble avoir pris le même pli, il ne s’agit pas d’une bonne résolution de début d’année, mais d’une bonne habitude prise naturellement afin d’en corriger une mauvaise.

Do it tomorrow

Depuis une dizaine d’années, j’ai pris l’habitude de transporter mon ordinateur portable entre le bureau et la maison. Résultat, en partant, je me lève, je rabats l’écran de ce dernier, et je le mets dans mon sac. Quand j’arrive dans le RER ou à la maison, et que j’ouvre à nouveau mon portable, le travail de la journée est toujours ouvert sous mes yeux, et il n’est pas rare que je termine quelque-chose que j’ai commencé avant de partir. La frontière entre l’espace temporel consacré au travail et celui consacré à mes autres activités s’est progressivement estompée, au point que je consulte mes mails du bureau juste avant de me coucher.

Quand il arrive que je n’ouvre pas mon portable à la maison, je reprends le travail arrêté la veille au soir dès en arrivant, sans prendre le temps de me poser cinq minutes afin de réfléchir à ce que je vais devoir faire dans ma journée, afin de prioriser les tâches à venir. Je ne travaille pas tout seul, et cette mauvaise habitude est loin d’être optimale quand il faut interrompre ce que j’ai commencé la veille pour collaborer avec quelqu’un d’autre. En fait, elle est surtout source d’agacement et de frustration parce que j’en avais encore pour cinq minutes.

J’ai donc changé d’habitude.

Avant de quitter le bureau, je ferme tout ce que je faisais. Si j’ouvre mon portable dans le train ou le RER pour coder ou écrire, je repars de zéro, et je ferme tout en arrivant à Poissy. Si je veux écrire ou coder à la maison, je ferme tout avant de me coucher, ne serait-ce que pour attaquer une journée vraiment neuve. Cette habitude m’a permis de rétablir les frontières entre chacune de mes journées, avec pour avantage non négligeable de tout remettre à plat en démarrant.


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Transférer son esprit vers un ordinateur est-il une bonne idée ?

S'il est un rêve que l'humanité a caressé depuis l'avènement de la technologie et l'oubli du boulier, c'est bien d'utiliser la mémoire des ordinateurs pour assurer la propre persistance de son intelligence, de sa mémoire et de son âme à travers le temps. Cette ambition, née avec les premiers films de science fiction et les recherches sur l'intelligence artificielle, peut correspondre à ce que l'on appellerait le transfert d'esprit.

Dans quel but ?

Pour parer en premier lieu à l'une des plus grandes peurs des temps modernes : faire un backup. Devenir immortel, et ne plus avoir peur de faire des parties de Sudoku à 7 dimensions tard le soir. Ce qui peut également conduire à réaliser de grandes ambitions : prendre un billet pour un voyage intersidéral sans avoir à se préoccuper de la quantité de sandwichs embarqués, et atteindre les plus proches étoiles. Ou bien encore profiter de sa propre dématérialisation pour aller explorer plus modestement les recoins de notre globe. Échapper à la SNCF sera déjà une grande avancée humaine.

Si l'on peut faire une copie, pourquoi ne pas tenter d'en faire plusieurs ? La démultiplication des existences pourrait permettre de vivre des expériences multiples en parallèle.

D'un point de vue technique, cependant, tout n'est pas rose. Il faut beaucoup de puissance pour émuler un cerveau organique. Un supercalculateur surpuissant serait nécessaire, et jusqu'à présent personne ne dispose d'assez de Téraflops ou de moyens pour tenter le coup. Certains spécialistes estiment que ce sera envisageable d'ici 2025 au vu du rythme d'évolution actuel, de façon expérimentale bien sûr, avec un volume et une énergie nécessaire qui dépasseraient bien sûr celles habituellement requises par un humain.

Une solution serait d'exécuter cerveau.exe au ralenti, monopolisant alors moins de transistors pour gérer chaque neurone. Malheureusement l'intérêt en serait limité, nous avons déjà un exemplaire de Cindy Sander. Cela suppose aussi de savoir numériser et reconstituer les neurones, leur comportement les liaisons complexes qui sont établies. Quand bien même la reproduction physique serait possible, nos connaissances sur la chimie des échanges n'est pas parfaite, et rien ne dit que la "conscience" suivrait le transfert, ou que l'on parviendrait à reproduire tous nos "périphériques" organiques : vue, ouïe, toucher. La musique ne pourrait plus qu'être analysée d'un point de vue algorithmique.

Si les réseaux de neurones ne sont pas une nouveauté, ils sont pour l'instant limités en puissance. Leur invention remonte aux années 1950 et se voit appliquée dans de nombreux domaines : reconnaissance de caractères, de séquences ADN, estimations boursières, prévisions météo. Leur particularité est de pouvoir apprendre à partir de cas concrets. Il y a environ 1015 synapses dans un cerveau, pour lesquels il faudrait au bas mot 20 000 To de stockage pour représenter leur structure et leurs interconnexions. Avant d'atteindre de telles capacités, des chercheurs pourront sûrement stocker toute l'intelligence des skyblogueurs sur une disquette 3,5".

En poussant la réflexion plus loin, devrait-on copier ou déplacer ? Si un esprit est transféré vers une représentation numérique, faut-il immédiatement éliminer l'original ? Les simulations disposeraient-elles des mêmes droits que les humains organiques ? Qui aurait la responsabilité de les débrancher, ou bien de les mettre à contribution dans un objectif particulier ? À quel moment parle-t-on de Skynet ? Les problèmes éthiques sont nombreux.

Dans l'imaginaire, un fameux récit d'Arthur C. Clarke évoque le sujet, avec La cité et les astres. L'un des premiers du genre, publié en 1956 et qui n'a pourtant pas pris une ride. L'humanité vit son quotidien et ses distractions, connectée à des simulations, sans jamais avoir besoin d'explorer ce qui se déroule au-delà de la ville. En quelque sorte, World of Warcraft avant l'heure. Plus récemment, La Possibilité d'une île de Houellebecq.

Parmi les films, de nombreux exemples au palmarès, touchant de près ou de loin au sujet. Cargo, Matrix, Ghost in the Shell, Le 6e jour, Avatar, Tron, et les séries Stargate ou Red Dwarf qui fait la part belle aux reconstitutions holographiques d'humains disparus. Il en existera bien d'autres encore, tant le sujet est populaire et fascine les humains que nous restons.

Moins connu, Passé Virtuel (The Thirteenth Floor), dresse le portrait d'un développeur, fan des années 30 qui parvient à se projeter dans une simulation de l'époque, avec d'autres subtilités dissimulées par le scénario.

Parmi les jeux, encore plus, avec toute une série d'esprit humains ayant été transférés ou emprisonnés dans quelques puces, que les reliques organiques soient encore présentes ou non. Notons Assassin's Creed.

Londres, son cheddar, ses hôtels

Les différents quartiers de Londres offrent des atmosphères variées (on ne parle plus de smog), et font souvent partie intégrante de la vie londonienne telle qu'on souhaiterait la découvrir, moins dense. Chinatown, Camden, ont quelques côtés pittoresques, et Hampstead attire des personnalités locales. Vous trouverez sans aucun doute de nombreux sites et blogs qui vous proposeront des lieux à découvrir à Londres et des itinéraires de promenades.

Canary Wharf reste très financier, tandis que West End regroupe la plupart des attractions touristiques. Bien connu suite au film éponyme, Notting Hill est résidentiel et huppé. Selon un rapport publié en 2007, Londres est la ville la plus chère au monde dans le domaine de l'immobilier de luxe, suivie de très près par Monaco.

Quiconque a fréquenté une capitale de l'Occident s'est frotté aux joies de la chasse aux hôtels, pression démographique oblige. Celle du Royaume Uni ne déroge pas à cette règle désormais impitoyable et il devient de plus en plus difficile de choisir un hôtel à Londres qui réunisse tous les critères requis. Si votre base de départ doit être le centre, il faudra trouver la perle rare ou ne pas hésiter à mettre quelques billets (arborant les figures de la monarchie) sur la table. Il faut savoir que la cité aux bobbies est aussi le deuxième centre d'affaires mondial juste derrière Hong Kong. Comment en est-on arrivés à cette statistique ? En comptant le nombre d'hôtels 5 étoiles au m². Et pourtant, il reste des hôtels pas chers sur HotelClub.fr. Bonne chasse, selon la saison.

L'accès en métro est rapide. Les stations du Métro de Londres sont bien plus espacées que celles de Paris, donc on parcourt plus de chemin entre deux arrêts, et plus rapidement. On peut donc loger à l'extérieur du coeur sans trop de difficulté. Pour prendre un exemple, Earl's Court en fait partie et compte parmi ses rues courbées de modestes hôtels, côtoyant de riches maisons.

N'hésitez pas à faire un tour du côté du Troubadour, café bohème, musical et bien achalandé en mets et vins du monde entier.

Si vous n'avez jamais goûté au Cheddar, que vous n'avez eu accès qu'aux pâles copies que les anglais laissent passer à l'exportation, ou que vous pensez comme Wallace que notre satellite naturel est en fromage, il est essentiel d'aller découvrir toutes les variétés entreposées chez Neal's Yard Dairy (liste des Cheeses), près du Borough Market.

Free Mobile, mon expérience

(je n'arrive pas à tenir le rythme quotidien, tant pis)

J'étais abonné chez Orange, je n'étais plus engagé, je possède un iPhone 4 et j'ai pris le forfait à 15€99.

  • Inscrit mercredi 11 janvier aux alentours de 8h.
  • Carte SIM reçue samedi 14 matin.
  • Carte activée et fonctionnelle samedi 14 soir.
  • Portabilité effectuée via Orange lundi 16 à 17h, injoignable entre 15h et 17h.
  • Tous les services sont fonctionnels sauf :
    • Messagerie visuelle
    • Facetime via la 3G (cela ne marchait pas via Orange non plus)
  • Configuration effectuée via http://www.marcvasseur.info/index.php/2012/01/15/configurer-son-iphone-et-freemobile-reglage-de-la-3g/
  • Le système de hotspot fonctionne très bien.
  • Les débits et la couverture sont bons sur Paris.

Si vous avez des questions particulières, demandez via les commentaires et je mettrais à jour ce billet.

Bienvenue en 2012

2011, une année pleine de moments savoureux et parfois surprenants.

Alors que j'écris de moins en moins (pas seulement ici), je ferme les yeux et fouille mes souvenirs pour revoir défiler l'année écoulée. Une année un peu folle, imprévisible, totalement excitante.

Un titre de champion au basket et puis Sud Web; deux aventures humaines ayant plutôt bien réussies, avec le plaisir d'avoir partagé collectivement un bout de chemin.
La rencontre inattendue, un amour fou qui vous tombe dessus et vous fait revoir vos plans de déménagement (et oui j'ai quitté Nîmes mais pas encore pour rentrer dans le Forez).
Un changement de club avec un niveau d’exigence qui me ramène 10 ans en arrière et me correspond, me pousse à encore progresser.
La trentaine, ça y est ! Fêtée en kilt et avec une crête sur la tête, avec ceux que j'aime bien que tous n'aient pas pu être là.
Les plaisirs simples des moments entre amis et en famille, la fierté de leur parcours.

Me voilà donc en route pour vivre 2012 et m'y amuser.
Des défis à relever et de nouveaux projets avec en tête la recherche de la simplicité et du plaisir au quotidien.
Je n'oublie pas non plus des questions existentielles : vais-je reprendre la course à pieds ? finalement, plutôt 2H ou F ?

En 2012, le web et le sport seront une nouvelle fois fortement présents mais je vais également tâcher de regarder ailleurs.
Je vais jouer aux bricoleurs, je vais continuer de m'intéresser à la noblesse de certains objets et métiers.
Je vais enfin tâcher de rendre aux autres une partie de la chance qui m'a été donnée. C'est encore flou et j'attendrais que le moment où cela se mettra en place arrive (en l'aidant un peu si besoin).
Et puis tiens, j'aimerais encore aimé être surpris.

2012, me voilà !

Bonne année à vous tous.
Des bisous.